Vendredi 14 décembre 2007
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17:51
Monsieur Claude, le concierge de l'Elysée, homme de compagnie du Président, veille à tout :
tantôt sermonnant telle ministre, tantôt rectifiant telle assertion journalistique, tantôt encore récemment, contredisant les propos d'un chef d'état étranger en visite, il a réponse à
tout.
Et ce n'est pas sa comparution devant la Commission d'enquête parlementaire sur les conditions de libération des prisonniers du régime libyen qui va ternir l'excellence du parcours de Guéant,
Factotum 1 de son maître élyséen.
daullé
Portrait de Claude Guéant. 2007
Compte tenu de l'activisme du président et de l'omnipotence de son secrétaire général, dont les surnoms officiels sont "le cardinal" ou "le vice-roi", la question peut naturellement se poser
de la nécessité pour notre pays d'avoir un gouvernement complet, tant que la santé de ces têtes de l'état le permet.
Au seul passif de ce team médiatique et téléactif (comme on dit radioactif), la disparition de l'ex-première-dame-de-France, à la fin du Premier
Acte.
Mais peut-être cet épisode émouvant faisait-il partie du scénario de la pièce ?
Par Bertrand DAULLÉ
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Mardi 11 décembre 2007
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12:09
- Etes-vous pour le respect des Droits de l'Homme (qu'on a du mal à respecter) ou pour les ventes d'armes (qu'on a des difficultés à fourguer
ailleurs) ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour Rachida Dati ou pour Rama Yade ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour l'avion Rafale ou pour l'hélicoptère Tigre ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour le nucléaire civil (qui déssale l'eau de mer) ou pour le nucléaire militaire (qui réinvente l'eau chaude) ?
- Les deux, mon colonel !
Moralité : Pourquoi faire des choix "politiques" quand aucune échéance politique vous y contraint ?
Jadis, quand on avait besoin d'argent, on allait chez "Ma tante".
Aujourd'hui, avec la visite du campeur-chef d'état libyen, on va sous la tente.
Et ça rapporte gros.
Par Bertrand DAULLÉ
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Dimanche 9 décembre 2007
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11:35
"Ma plus belle histoire c'est vous" pose utilement la question du retour sur investissement, voire même, du retour tout court en cas de défaite politique.
Face aux espoirs suscités, le rejet majoritaire de l'opinion ne procure, pour le moment, aucune légitimité : La faculté de changer le cours de l'histoire est
fermée pour un laps de temps indéterminé par l'échec du suffrage, repoussée en l'absence d'échéance immédiate .
A l'état de grâce de l'élu qui occupe la galerie et les médias, s'oppose l'état de glace du battu (Bayrou, Royal), contraint de disparaître en faisant bonne
figure.
Existe-t-il une posture-type pour celui ou celle qui n'a pas convaincu ?
Faut-il laisser le champ des écrans libres au camp vainqueur, ou mener une stratégie de harcèlement, au risque d'apparaitre sans initiative ni perspectives constructives ?
Faut-il se donner le temps de prendre la mesure de la situation et proposer un nouveau rendez-vous à "son" public déçu ?
La réponse à ces questions dépend de l'analyse que l'on fait du poids des suffrages que l'on a su, à un moment précis réunir sur son nom. Cette photo de l'opinion prise à un instant
particulier a-t-elle un caractère pérenne ? La réponse est évidemment Non !
Un "capital de sympathie" ne peut produire avec le temps aucun intérêts ni dividendes.
Et nombreux sont ceux qui, ayant fait une fois le "mauvais choix", iront vers le vote qualifié d'utile. à l'instar des électeurs de Le Pen en 2002.
Tandis que d'autres plus versatiles, rallient le camp, voire l'équipe du vainqueur.
Le mythe dégonflé du Shadow Cabinet
Malgré les effets d'annonces de l'opposition au lendemain des législatives de juillet 2007, le contre-cabinet fantôme regroupant des parlementaires, improbables et obscurs
remplaçants des ministres en place n'a jamais représenté une réalité. Le commentaire des annonces gouvernementales demeurant à la charge d'un premier secrétaire qui gache ses talents
dans une tâche souvent dérisoire.
Au football et surtout au rugby, un équipe privée de ballons n'a aucune chance de marquer le moindre point. En matière politique, le pouvoir use les hommes, et
surtout ceux qui ne l'ont pas !
Que reste-t-il aux opposants pour revivifier une image marquée par la symbolique de la défaite ? La candidate battue il y a sept mois propose une posture d'un genre nouveau, émotionnel.
Dépositaire, selon elle, d'une part de marché affective dans l'opinion, elle vise à en renforcer l'attractivité et la compétitivité, sans fixer d'objectifs précis ni de date
d'évaluation du résultat.
Pari audacieux et risqué, car le métier de "people" ne sourit qu'aux gagnants.
Par Bertrand DAULLÉ
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Mercredi 28 novembre 2007
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09:26
Israëliens et Palestiniens ont été convoqués par George Walker Bush au commissariat d'Annapolis pour tenter de limiter les dégats dans les banlieues de Gaza
et de Jérusalem.
Malgré la volonté de calmer les esprits qu'ils affichent, Ehud (Olmert) et Mahmoud (Abbas) ne paraissent pas en mesure de pouvoir empêcher les quartiers de continuer de s'embraser.
Dans un contexte évidemment moins meurtrier mais tout aussi récurrent et imprévisible, la France devrait s'inspirer de la déclaration israelo-palestinienne pour faire parapher un
accord entre les parties concernées par la paix dans les territoires de banlieue :
" Nous exprimons notre détermination à mettre fin à l'effusion de sang, aux dégradations de biens, aux souffrances et aux années de
conflit entre nos deux catégories de ciyoyens ; à ouvrir une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, le respect et la reconnaissance mutuelle ; à nous attaquer
à la violence et aux provocations qu'elles viennent des policiers ou des jeunes de banlieue".
On pourrait ainsi rêver d'une banlieue qui produise davantage de Djamel Debbouze, Zinedine Zidane, Thomas Ngijol, et autres Hatem Ben Arfa et Karim Benzema...
Par Bertrand DAULLÉ
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Lundi 26 novembre 2007
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15:07
Alors que le chef d'État français a rendu visite à son homologue chinois en lui rappelant les contraintes du rôle de grande puissance, les patrons nationaux sont venus faire du
speed dating pour décrocher des marchés.
Malgré les politesses échangées, le Président Hu Jintao n'est pas près de baisser son Yuan : A neuf mois des JO de Pékin, pas question de céder.
Reste au Président français à convaincre ses collègues européens, également "chineurs avertis" que son voyage n'a pas que des visées hexagonales.
A son retour, celui-ci a confié à son entourage :
"Je préfère ma Chine à coudre des liens économiques que ma Chine de guerre mondialiste!"
Moralité : à chacun sa Chine.
Par Bertrand DAULLÉ
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