Lundi 4 février 2008
1
04
/02
/Fév
/2008
17:09
Bottin People
Mademoiselle Carla Bruni Tedeschi a ajouté (au moins) une ligne au Bottin People - rien à voir avec des boat-people -en complétant son patronyme par celui de Sarkozy de
Nagy Bocsa, pour le plus grand plaisir des passionnés de pédigrée.
Fiat Luxe
L'actuelle Première-Dame-de-Coeur continue toutefois de faire la pub du Groupe FIAT dans les pages luxueuses de magazines web ou papier, où
sont par ailleurs relatées les évolutions de sa situation "à la ville comme à la scène".
Question : Tiendra-t-elle un Quinquennat entier ?
No Country for Old Men
Avec ce film qui réunit tous les ingrédients du meilleur Western, espaces, poursuites, brutalités, tueur
implacable, les frères Coen fournissent des personnages hors du commun à des acteurs exceptionnels.
Tommy Lee Lones, immense, bien sûr, Josh Brolin, impeccable et surtout l'extraordinaire Javier Bardem.
Si comme le suggère le titre de ce film adapté d'un roman de
Cormac McCarthy, il n'y a pas de pays pour les vieux, c'est principalement parce qu'ayant su ou pu survivre aux plus jeunes, ils en demeurent inconsolables.
Le Tourbillon de la vie
Inconsolable, ce n'est sûrement pas le cas de Madame Jeanne Moreau dont on vient de fêter les 80 ans et dont la mémoire ne flanche pas car elle vit dans le
présent.
Des"Amants" à "La Nuit", d'"Ascenseur pour l'échafaud" à
"Falstaff", des "Liaisons Dangereuses" à "Jules et Jim", du"Journal d'une femme de chambre" à "Monsieur Klein", de "La mariée était en noir" à "La vieille qui marchait dans la mer" en passant par
"Gasoil", "Meurtres", "Moderato Cantabile", "Viva Maria", "Les valseuses" et tant d'autres titres, la magie du cinéma restitue intacts le charme, la beauté et la force de chacune de ses
apparitions.
Le mot de la fin vu par Woody Allen :
" J'aimerais terminer sur un message d'espoir.
Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ? "
Bien sûr !
Surtout venant de lui et s'ils ont pour nom "Cassandra's dream" ou "Midnight in Barcelona".
(à suivre)
www.bertranddaulle.com
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
0
Vendredi 11 janvier 2008
5
11
/01
/Jan
/2008
17:09
Au moment où, excellente nouvelle, grâce à Qui-vous-Chavez, certaines des mères Colombiennes pourront voir grandir leur progéniture, la fiction, qui est parfois la
science exacte de l’avenir, confirme que les bébés nés cette année auront bien 20 ans en 2028.
Or 2008 s’affirme déjà comme un millésime exceptionnel en matière de renouvellement de générations de stars :
Christine Aguilera, Poppy Montgomery, Stella McCartney, Halle Berry, Jennifer Lopez et même Maud Fontenoy vont accoucher dans les mois qui
viennent !
Pour certains, l'évènement s'est déjà produit avec l'arrivée d’une petite fille chez le footballeur français du Bayern Münich, l’international Franck Ribéry.
D’autres bébés sont également annoncés comme le futur descendant de l’actrice australienne Nicole Kidman qui, en son temps, avait refusé à Tom Cruse la joie
discrète d’augmenter le nombre des disciples de l’Eglise de Scientologie.
Moins célèbre encore, mais tout aussi précieuse, la petite sœur de Clara, fille de Marion et Séb’, cousine de Mila chez Elsa et Yass’,
ouvrira les yeux sur le monde tel qu’il est en ce début d’année.
Il serait, bien sûr, plus que prématuré de l’affirmer, néanmoins on peut imaginer que Nicolas Sarkozy et Carla voudraient
inaugurer les choux élyséens et donner ainsi le jour au premier bébé présidentiel (légitime si possible celui-là).
Chacun sait d’ailleurs que pour remettre une couche – à des bébés ou sur d’autres sujets – le Président est véritablement
un expert.
Carla-Mamma et Nicolas-Papa ? Quel aubaine pour les « papas- razzis » !
Dans un monde de brut à 100 $, un peu de douceur ne fait de mal à personne et il n’est pas indispensable de savoir aujourd’hui combien de litres de carburant on
pourra se payer avec un baril d’€uros en 2028.
Alors, Vive les bébés car pour rester réveillés, pouponner vaut mieux que biberonner !
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
0
Vendredi 4 janvier 2008
5
04
/01
/Jan
/2008
13:10
Même si le prix du petit café
risque encore d'augmenter dans le courant de ce nouveau millésime, on peut , avec l'ami George Clooney, souhaiter à chacune et à chacun : Good Health, what else ?
Bonne santé à Ingrid Betancourt est toujours prisonnière des FARC et son courage s'il ne lui fait pas défaut, ne suffira bientôt plus pour la maintenir en
vie.
Pendant que le grand cirque politico-médiatique se poursuit, la
mobilisation en faveur de sa libération doit se renforcer et viser à une négociation sur l'ensemble des prisonniers, quelle que soit leur nationalité.
Benazir BHUTTO n'a pu aller jusqu'au bout de son combat : la violence politique au Pakistan continue à casser les tentatives démocratiques.
Pendant ce temps le tam tam des Caucus de l'Iowa résonne de la première grand confrontation pour les élections américaines qui vont animer l'année 2008.
Côté républicain, l'évangéliste
Mike Huckabee a parfaitement réussi à surprendre tous les autres concurrents de son camp par sa préparation d'artillerie remarquablement ciblée sur les peurs des déçus de
Bush.
Du côté démocrate, Hillary
Clinton s'est douloureusement rendu compte qu'elle devra apporter de nouvelles idées plus convaincantes que celles déja rôdées (érodées) depuis trois ans, face à un
Barack Obama, soutenu par les médias et martelant sa nouveauté sur le marché, qui a brillamment remporté cette première manche éminemment symbolique.
En France où les fumeurs font le trottoir, Carla Bruni fait toujours partie du paysage.
Pendant ce temps les ventes de grosses voitures explosent, sans un regard pour le barril de brut qui atteint les 100 $.
Alors Bonne santé ! (What else ?)
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
2
Vendredi 14 décembre 2007
5
14
/12
/Déc
/2007
17:51
Monsieur Claude, le concierge de l'Elysée, homme de compagnie du Président, veille à tout :
tantôt sermonnant telle ministre, tantôt rectifiant telle assertion journalistique, tantôt encore récemment, contredisant les propos d'un chef d'état étranger en visite, il a réponse à
tout.
Et ce n'est pas sa comparution devant la Commission d'enquête parlementaire sur les conditions de libération des prisonniers du régime libyen qui va ternir l'excellence du parcours de Guéant,
Factotum 1 de son maître élyséen.
daullé
Portrait de Claude Guéant. 2007
Compte tenu de l'activisme du président et de l'omnipotence de son secrétaire général, dont les surnoms officiels sont "le cardinal" ou "le vice-roi", la question peut naturellement se poser
de la nécessité pour notre pays d'avoir un gouvernement complet, tant que la santé de ces têtes de l'état le permet.
Au seul passif de ce team médiatique et téléactif (comme on dit radioactif), la disparition de l'ex-première-dame-de-France, à la fin du Premier
Acte.
Mais peut-être cet épisode émouvant faisait-il partie du scénario de la pièce ?
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
1
Mardi 11 décembre 2007
2
11
/12
/Déc
/2007
12:09
- Etes-vous pour le respect des Droits de l'Homme (qu'on a du mal à respecter) ou pour les ventes d'armes (qu'on a des difficultés à fourguer
ailleurs) ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour Rachida Dati ou pour Rama Yade ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour l'avion Rafale ou pour l'hélicoptère Tigre ?
- Les deux, mon colonel !
- Etes-vous pour le nucléaire civil (qui déssale l'eau de mer) ou pour le nucléaire militaire (qui réinvente l'eau chaude) ?
- Les deux, mon colonel !
Moralité : Pourquoi faire des choix "politiques" quand aucune échéance politique vous y contraint ?
Jadis, quand on avait besoin d'argent, on allait chez "Ma tante".
Aujourd'hui, avec la visite du campeur-chef d'état libyen, on va sous la tente.
Et ça rapporte gros.
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
0
Dimanche 9 décembre 2007
7
09
/12
/Déc
/2007
12:42
La Pinacothèque de Paris donne à voir, jusqu'en janvier 2008, 100 oeuvres du russe Chaïm Soutine dont beaucoup n'avaient jamais été rassemblées
depuis plusieurs dizaines d'années.
daullé
Portrait de Soutine Huile sur papier 2004
Emotion intacte, 64 ans après la mort de celui que Modigliani considérait déja dans les années 1920 comme un génie.
Profusion incroyable de couleurs vives en formes d'arbres de maisons, d'animaux ou d'humains fixés pour l'éternité sur la toile qui révèlent l'asymétrie des visages, des postures, les
pentes des rues de Cagnes, de Céret, de Vence ou de Chartres, qui restituent les
mouvements visibles et invisibles de la nature et de la vie.
Si Bacon utilisait des couleurs claires pour exprimer la rotation des corps sur eux-mêmes devant l'immobilité quasi géométrique de l'arrière plan,
Soutine décalque le mouvement de sa palette en imposant son geste impérieux à toute la surface de la toile, provoquant par de simples gouttelettes la
vibration des complémentaires.
La maîtrise du pinceau de Soutine éclate : bouches pincées de ses personnages, expressions attentives, honteuses, boudeuses ; courbures des arbres des nuages et des maisons dans ses paysages.
Original, unique, étrange, inquiétant, tordu comme la vie.
Passer devant cette succession d'oeuvres magistrales qui parlent directement aux sens est une expérience qui n'a évidemment rien de commun avec la cotemplation de reproductions fussent-elles de
grand qualité comme c'est le cas dans le catalogue de cette exposition.
Soutine Paulette (détail) C Adagp, Paris 2007. C Pinacothèque de Paris 2007
Il faut courir à la Pinacothèque de Paris, admirer, se nourrir de cette peinture hardie et narrative à la fois. Avec une mention particulière à trois Oeuvres rarement vues car elles proviennent de
collections particulières "Paulette", "La folle" et "Le vase aux tulipes" qui necessitent une halte prolongée pour en mesurer toute la profondeur, en recevoir la force et la simplicité
apparente.
Cette simplicité devient complexité en revenant à plusieurs reprises se planter devant chacun de ces chocs visuels : de nouveaux traits des détails négligés apparaissent, ignorés aux
premiers regards, créant un effet de concentration des forces de l'oeuvre sur le sujet savamment mis en valeur par l'accumulation d'énergies picturales qui le composent et l'entourent.
Soutine La folle (détail) C Adagp, Paris 2007. C Pinacothèque de Paris 2007
Après avoir parcouru de haut en bas les étages de
la Pinacothèque de Paris on peut s'arrêter un instant sur les textes rappelant les étapes de l'existence de cet homme, Chaïm Soutine, dont l'errance et la personnalité résistent au rationnel
et à l'analyse.
Pas besoin de "PowerPlate", courrez voir Soutine :
L'effet de secousse est immédiat.
Si vous avez aimé, mettez-vous à la peinture aussitôt !
daullé
Portrait de Soutine Techniques mixtes 2006
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : International
-
0
Dimanche 9 décembre 2007
7
09
/12
/Déc
/2007
11:35
"Ma plus belle histoire c'est vous" pose utilement la question du retour sur investissement, voire même, du retour tout court en cas de défaite politique.
Face aux espoirs suscités, le rejet majoritaire de l'opinion ne procure, pour le moment, aucune légitimité : La faculté de changer le cours de l'histoire est
fermée pour un laps de temps indéterminé par l'échec du suffrage, repoussée en l'absence d'échéance immédiate .
A l'état de grâce de l'élu qui occupe la galerie et les médias, s'oppose l'état de glace du battu (Bayrou, Royal), contraint de disparaître en faisant bonne
figure.
Existe-t-il une posture-type pour celui ou celle qui n'a pas convaincu ?
Faut-il laisser le champ des écrans libres au camp vainqueur, ou mener une stratégie de harcèlement, au risque d'apparaitre sans initiative ni perspectives constructives ?
Faut-il se donner le temps de prendre la mesure de la situation et proposer un nouveau rendez-vous à "son" public déçu ?
La réponse à ces questions dépend de l'analyse que l'on fait du poids des suffrages que l'on a su, à un moment précis réunir sur son nom. Cette photo de l'opinion prise à un instant
particulier a-t-elle un caractère pérenne ? La réponse est évidemment Non !
Un "capital de sympathie" ne peut produire avec le temps aucun intérêts ni dividendes.
Et nombreux sont ceux qui, ayant fait une fois le "mauvais choix", iront vers le vote qualifié d'utile. à l'instar des électeurs de Le Pen en 2002.
Tandis que d'autres plus versatiles, rallient le camp, voire l'équipe du vainqueur.
Le mythe dégonflé du Shadow Cabinet
Malgré les effets d'annonces de l'opposition au lendemain des législatives de juillet 2007, le contre-cabinet fantôme regroupant des parlementaires, improbables et obscurs
remplaçants des ministres en place n'a jamais représenté une réalité. Le commentaire des annonces gouvernementales demeurant à la charge d'un premier secrétaire qui gache ses talents
dans une tâche souvent dérisoire.
Au football et surtout au rugby, un équipe privée de ballons n'a aucune chance de marquer le moindre point. En matière politique, le pouvoir use les hommes, et
surtout ceux qui ne l'ont pas !
Que reste-t-il aux opposants pour revivifier une image marquée par la symbolique de la défaite ? La candidate battue il y a sept mois propose une posture d'un genre nouveau, émotionnel.
Dépositaire, selon elle, d'une part de marché affective dans l'opinion, elle vise à en renforcer l'attractivité et la compétitivité, sans fixer d'objectifs précis ni de date
d'évaluation du résultat.
Pari audacieux et risqué, car le métier de "people" ne sourit qu'aux gagnants.
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
0
Lundi 3 décembre 2007
1
03
/12
/Déc
/2007
18:51
Après les élections récentes de plusieurs femmes-présidentes, Michelle Bachelet au Chili, Pratibha Patil en Inde et Cristina Kirchner
en Argentine, les nouvelles garde-robes de chefs d'état semblaient renvoyer les uniformes kakis dans les placards des démocraties, les poches alourdies de boules de PDCB (paradichlorobenzène,
voir définition : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradichlorobenz%C3%A8ne).
Cristina Kirchner
Imaginer qu'une telle tendance pouvait avoir des chances de se diffuser sous d'autres latitudes relève bien de l'utopie.
Au Liban et au bout de plusieurs semaines de médiation infructueuse de l'envoyé français à Beyrouth, il semble que ce soit le tour du général Michel
Sleimane qui va finir par succéder au général président Lahoud.
Dans le même temps, Perwez Musharraf, général Président du Pakistan qui avait fait mine d'hésiter très
longuement sur la conduite à suivre face aux demandes expresses des occidentaux, accepte de quitter spectaculairement son uniforme avant de se présenter à nouveau devant le suffrage
universel.
La politique est-elle une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux civils ?
Y a-t-il une différence entre un gouvernement et un état-major ? On peut parfois croire le contaire en observant tel premier ministre qui fait davantage figure d'aide de camp.
Faut-il repenser les filières classiques de recrutement des élites politiques ? A quand la fusion entre l'Ecole de guerre et l'ENA ? Doit-on faire entrer des spécialistes du Chiffre à la Cour des
Comptes ?
Général Perwez
Musharraf
Une seule certitude : en politique comme dans la vie, il n'est jamais aisé de passer du général au particulier.
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : International
-
0
Lundi 3 décembre 2007
1
03
/12
/Déc
/2007
18:07
En maniant habilement propagande massive et manipulations électorales dénoncées par plusieurs observateurs étrangers, Vladimir
Poutine a remporté les élections à la Douma (Parlement russe) avec une avance confortable, sans toutefois atteindre les 71 % de la
dernière consultation.
Il a surtout bien
préparé son pays à la poursuite de son règne, sous une "autre forme" que Poutine s'est bien gardé de dévoiler.
En matière de roublardise - donc de jeux de rôles - on ne prête qu'aux riches. En roubles.
Et le futur ex-président de la Fédération de Russie, on le sait, n'en manque pas.
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : International
-
0
Mercredi 28 novembre 2007
3
28
/11
/Nov
/2007
09:26
Israëliens et Palestiniens ont été convoqués par George Walker Bush au commissariat d'Annapolis pour tenter de limiter les dégats dans les banlieues de Gaza
et de Jérusalem.
Malgré la volonté de calmer les esprits qu'ils affichent, Ehud (Olmert) et Mahmoud (Abbas) ne paraissent pas en mesure de pouvoir empêcher les quartiers de continuer de s'embraser.
Dans un contexte évidemment moins meurtrier mais tout aussi récurrent et imprévisible, la France devrait s'inspirer de la déclaration israelo-palestinienne pour faire parapher un
accord entre les parties concernées par la paix dans les territoires de banlieue :
" Nous exprimons notre détermination à mettre fin à l'effusion de sang, aux dégradations de biens, aux souffrances et aux années de
conflit entre nos deux catégories de ciyoyens ; à ouvrir une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, le respect et la reconnaissance mutuelle ; à nous attaquer
à la violence et aux provocations qu'elles viennent des policiers ou des jeunes de banlieue".
On pourrait ainsi rêver d'une banlieue qui produise davantage de Djamel Debbouze, Zinedine Zidane, Thomas Ngijol, et autres Hatem Ben Arfa et Karim Benzema...
Par Bertrand DAULLÉ
-
Publié dans : Actualité politique
-
1