Lundi 3 décembre 2007
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18:51
Après les élections récentes de plusieurs femmes-présidentes, Michelle Bachelet au Chili, Pratibha Patil en Inde et Cristina Kirchner
en Argentine, les nouvelles garde-robes de chefs d'état semblaient renvoyer les uniformes kakis dans les placards des démocraties, les poches alourdies de boules de PDCB (paradichlorobenzène,
voir définition : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradichlorobenz%C3%A8ne).
Cristina Kirchner
Imaginer qu'une telle tendance pouvait avoir des chances de se diffuser sous d'autres latitudes relève bien de l'utopie.
Au Liban et au bout de plusieurs semaines de médiation infructueuse de l'envoyé français à Beyrouth, il semble que ce soit le tour du général Michel
Sleimane qui va finir par succéder au général président Lahoud.
Dans le même temps, Perwez Musharraf, général Président du Pakistan qui avait fait mine d'hésiter très
longuement sur la conduite à suivre face aux demandes expresses des occidentaux, accepte de quitter spectaculairement son uniforme avant de se présenter à nouveau devant le suffrage
universel.
La politique est-elle une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux civils ?
Y a-t-il une différence entre un gouvernement et un état-major ? On peut parfois croire le contaire en observant tel premier ministre qui fait davantage figure d'aide de camp.
Faut-il repenser les filières classiques de recrutement des élites politiques ? A quand la fusion entre l'Ecole de guerre et l'ENA ? Doit-on faire entrer des spécialistes du Chiffre à la Cour des
Comptes ?
Général Perwez
Musharraf
Une seule certitude : en politique comme dans la vie, il n'est jamais aisé de passer du général au particulier.
Par Bertrand DAULLÉ
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Publié dans : International
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