Mardi 16 décembre 2008
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Jean Arthuis, Président de la Commission des Finances du Sénat par daullé.
Condamné depuis plusieurs années au seconds rôles dans le complexe rituel des Lois de Finances par la pugnacité ultra libérale du Président de la Commission des Finances du Sénat, l'ancien ministre
Jean Arthuis, le Sénateur de l'Oise, Philippe Marini.
Connu des spécialistes pour n'être jamais à court d'idées en matière de fiscalité, Philippe Marini a réussi une percée médiatique remarquée grâce à deux initiatives visant deux catégories
distinctes de contribuables au poids électoral inégal :
- D'une part, les petits porteurs qui ont beaucoup perdu dans la crise financière, dont Philippe Marini, Rapporteur traditionnel des Lois de Finances pour la Commission du même nom voulait
faire cadeau de la déductibilité de leurs pertes au jeu de la bourse et du hasard.
- D'autre part, les parents isolés qui ayant élevé seuls des enfants, continuaient de bénéficier d'avantages fiscaux alors que les enfants étaient devenus grands.
Malgré un look costume rayé de premier de la classe le discours du Sénateurde l'Oise n'a ni convaincu ses collègues ni emporté l'enthousiasme du Président Sarkozy sur ses deux amendements, jugés
déplacés dans une période où le fond de la crise reste encre de dimmension inconnue.
Philippe Marini s'est également distingué en étant un des seuls derniers partisans du visa fiscal pour les cabinets comptables alors que les Syndicats de la profession et les fédérations
d'organismes de gestion agréés avaient montré une hostilité unanime contre un amendement Carrez adopté sur le sujet en première lecture de la Loi de Finances par l'Assemblée Nationale. Devant ces
réactions, Philippe Marini a été contraint de faire retirer ce texte au Sénat, début décembre. Trois marches arrière dans le même mois pour un aussi brillant parlementaire, gageons qu'il ne
s'avouera pas si facilement battu !
(A suivre)
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